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Au Canada, en 2005-2006*, le Québec est au 8e rang en termes de dépenses brutes per capita, tous jeux de hasard et d'argent confondus.
La dépense moyenne annuelle per capita au Québec est de 572 $ alors que celle du Canada (10 provinces) est de 664 $, en 2005-2006*.
* L'année la plus récente pour laquelle la totalité des données est disponible.
Source :
« Dépenses « brutes » en JHA légaux par habitant au Canada et provinces en
2005–2006 », données recueillies des rapports annuels audités des sociétés de jeux
au Canada.


Le nombre de joueurs pathologiques probables* dans la population adulte serait passé de 1 % en 1996 à 0,8 % en 2002. Le Québec compterait entre 35 000 et 56 000 joueurs pathologiques probables.
Le nombre de joueurs à risque serait passé de 1,4 % en 1996 à 0,9 % en 2002.
Une enquête de Statistique Canada réalisée en 2002 révèle que le Québec est la province canadienne ayant le plus faible pourcentage de joueurs pathologiques, soit 0,3 % de sa population adulte et l'un des plus faibles pourcentages des joueurs à risque, soit 1,3 %.
Entre 1996 et 2002, années où les deux enquêtes ont été réalisées, le nombre estimé de joueurs pathologiques probables ainsi que le nombre de joueurs à risque sont demeurés stables. Il est important de noter que durant la même période, les revenus de Loto-Québec ont augmenté de plus de 40 %. Cette majoration n’a pas eu pour effet de faire croître le phénomène du jeu excessif.
* Source : Ladouceur, R., Jacques, C., Chevalier, S., Sévigny, S., Hamel, D. & Allard, D. (2004). Prévalence des habitudes de jeu et jeu pathologique au Québec en 2002 [Format PDF, 606 Ko - Aide], Québec et Montréal, Université Laval et Institut national de santé publique du Québec.


Les trois types de joueurs sont :
Source : Site du ministère de la Santé et des Services sociaux


Entre 1996 et 2002, années où deux enquêtes ont été réalisées, le nombre estimé de joueurs pathologiques probables ainsi que le nombre de joueurs à risque sont demeurés stables. Il est important de noter que durant la même période, les revenus de Loto-Québec ont augmenté de plus de 40 %. Cette majoration n’a pas eu pour effet de faire croître le phénomène du jeu excessif.
Il ne faut donc pas établir un lien entre la hausse du chiffre d'affaires de Loto-Québec et le taux de joueurs pathologiques.
Sources :
1) Prévalence des habitudes de jeu et du jeu pathologique au Québec en 2002 et Comportement de jeu et jeu pathologique selon le type de jeu au Québec en 2002, Institut national de santé publique du Québec et le Centre québécois d'excellence pour la prévention et le traitement du jeu, avril 2004.
2) Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes – Santé mentale et bien-être, Statistique Canada, 2002.


Depuis le lancement de son initiative de reconfiguration du réseau d’appareils de loterie vidéo (ALV) dans son plan de développement 2004-2007, on compte 25 % moins de sites qui ont des ALV, soit 2 747 sites comparativement à 3 663 en 2004. C’est un sur quatre en moins. L’objectif initial de réduction est atteint à 84 %. L'approche retenue par Loto-Québec repose sur la diminution de l'accessibilité, comme le recommandait la seule étude ¹ réalisée sur le sujet.
Réduire l’accessibilité dans des zones fragilisées
L’un des critères de retrait retenus par Loto-Québec est lié au revenu moyen des ménages et touche ainsi l’accessibilité des appareils dans les quartiers fragiles : Loto-Québec entend retirer tous les appareils des sites comptant de 1 à 4 ALV dans les secteurs où le revenu moyen des ménages est inférieur à 50 000 $ et où le ratio d’ALV est supérieur à la moyenne québécoise.
Des objectifs qui seront dépassés
En tenant compte de tous les programmes de retrait d’appareils de loterie vidéo mis en œuvre par Loto-Québec depuis 2004, la réduction globale du nombre de sites ayant des ALV atteindra 34 % à terme, soit trois pour cent de plus que ce qui avait été prévu initialement. De plus, sur l'ensemble des ALV retirés à l’échelle du Québec, un total de 1 130 ALV sera mis hors réseau, plutôt que les 730 prévus.
En octobre 2005, dans le cadre d’un programme additionnel, Loto-Québec a annoncé une autre mesure visant le retrait volontaire des appareils dans 271 zones ciblées, pour les établissements abritant cinq ALV, ainsi qu’aux propriétaires de sites multiples (10 ALV et plus) dans l’ensemble du territoire québécois. Cela a permis la fermeture de 131 sites additionnels et le retrait de 634 appareils supplémentaires.
* En date du 15 septembre 2008
Source :
1) Rapport d'étude sur le format, la disposition et le mode de disponibilité des appareils de loterie vidéo [Format PDF, 597 Ko - Aide], Centre québécois d'excellence pour la prévention et le traitement du jeu de l'Université Laval (2003).


Lorsque le gouvernement du Québec a autorisé l’implantation d’un réseau d’appareils de loterie vidéo (ALV) par Loto-Québec, il a attribué à la Régie des alcools, des courses et des jeux (RACJ) le mandat de déterminer les lieux où les appareils pourraient être exploités. Afin que les appareils de loterie vidéo ne soient pas accessibles aux personnes de moins de 18 ans, la RACJ a édicté que les appareils ne pouvaient être exploités que dans les établissements ayant obtenu un permis d’alcool de catégorie bar, brasserie ou taverne. Par conséquent, le nombre de sites offrant des appareils de loterie vidéo est étroitement lié au nombre d’établissements titulaires d’un permis de bar, brasserie ou taverne ayant obtenu une licence d’exploitant de site. Il s’agit notamment de zones commerciales et résidentielles/commerciales, dont l’emplacement découle des règlements de zonage adoptés par les autorités municipales.
Incidemment, il faut savoir que si on ne trouve pas de sites d'ALV dans certaines municipalités de l'île de Montréal, par exemple, c’est tout simplement parce que celles-ci n'ont pas d'établissements licenciés de type bar, brasserie ou taverne sur leur territoire.


Dès que le jeu excessif a été reconnu par l’American Medical Association comme une pathologie (DMS III), Loto-Québec a appuyé les équipes de chercheurs qui ont commencé à s’y intéresser tant à l’Université de Laval qu’à l’Université McGill dans la création de deux centres d’excellence :
Centre québécois d'excellence pour la prévention et le traitement du jeu pathologique, affilié à l’Université de Laval.
Centre international d'étude sur le jeu et les comportements à risque chez les jeunes, affilié à l'Université McGill.


En 2001, le gouvernement du Québec a transféré la responsabilité de la gestion de la recherche, de la prévention et du traitement du jeu pathologique au ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS).
En ce qui a trait aux recherches, un comité présidé par le MSSS approuve les sujets.
En 2002, Loto-Québec a mis en place la Fondation Mise sur toi. Sa mission est de promouvoir les comportements de jeu sains, la protection des personnes vulnérables, la prévention des effets du jeu excessif; et ainsi contribuer à l'atteinte de l'équilibre entre le mandat commercial et la responsabilité sociale de Loto-Québec. Elle a notamment initié des programmes internes de formation destinés aux employés en contact avec la clientèle et à tous les employés intéressés à cette problématique.


Depuis l'été 2001, Loto-Québec a doté ses trois casinos d'une procédure d'intervention visant à apporter une aide, sur place, aux personnes présentant des signes de détresse.
Il s'agit d'ententes signées avec trois maisons d'aide aux joueurs compulsifs, situées dans chacune des régions des trois casinos. Dès que le personnel des casinos place un appel téléphonique auprès de ces établissements, ceux-ci s'empressent de désigner une personne-ressource qui prendra en charge la personne en détresse.
Au printemps 2003, la Fondation Mise sur toi de Loto-Québec a entrepris une série d’ateliers de sensibilisation auprès de plus de 4 000 employés des casinos du Québec, principalement auprès des personnes en contact direct avec la clientèle. Ces ateliers ont pour objectif de sensibiliser les employés aux situations de détresse et de faire en sorte qu'ils réfèrent les clients aux ressources mises en place pour intervenir rapidement. Ces ateliers ont pour objectif de sensibiliser les employés aux situations de détresse. Par l’entremise de la chaîne d’entraide, les employés des casinos sont mis à contribution dans le repérage de personnes montrant des signes de détresse. Dans le cas échéant, l’employé avise immédiatement un agent de sécurité qui dirigera l’individu vers une personne-ressource spécialement formée.
En savoir plus sur les nouvelles initiatives >>>


La Société des loteries vidéo du Québec, en collaboration avec le Centre québécois d'excellence pour la prévention et le traitement du jeu de l'Université Laval, a mis en place la tournée Au hasard du jeu en 2001 afin de sensibiliser les propriétaires des sites exploitant des appareils de loterie vidéo sur le hasard et le jeu excessif.
En juin 2002, 100 % des établissements, soit environ 4 200 personnes, avaient participé à la séance d'information, ce qui démontre l'intérêt des détaillants de loterie vidéo pour la promotion de comportements réfléchis face au jeu.
En 2004, le bulletin de recherche hebdomadaire du Harvard Medical School Division on Addictions, THE WAGER (en anglais seulement) s'est penché sur ce programme. Qualifié d'innovateur, le programme y est présenté et commenté. La Société des loteries vidéo du Québec est la première société, à l'échelle mondiale, à avoir cumulé l'implantation et l'évaluation d'un tel programme.
En avril 2003, le programme de sensibilisation et d'information sur le hasard et le jeu excessif de la Société des loteries vidéo du Québec a obtenu une mention d'excellence sur la scène internationale de l'International Association of Business Communicators (IABC) lors de la remise des prix Gold Quill.
Au terme de sa deuxième année, quelque 13 000 propriétaires et employés de bars ont suivi la formation Au hasard du jeu depuis 2006. Donnée par des intervenants spécialisés dans le domaine du jeu, cette formation a permis aux participants de non seulement être mieux informés sur les jeux de hasard et d'argent lorsqu’ils sont confrontés à un joueur en difficulté, mais aussi d’être en mesure de remplir un rôle de premier plan en matière de jeu responsable.
Offerte en ligne depuis juin 2008, la formation Au hasard du jeu est désormais accessible aux exploitants de site 24 heures sur 24, 7 jours par semaine, en français et en anglais. Il s’agit de la même version que celle donnée en salle, moins le déplacement.
Source : Info Vidéo, décembre 2004


Loto-Québec sensibilise constamment ses détaillants au fait que les loteries s'adressent aux adultes seulement. Depuis l'adoption de la Loi interdisant la vente de produits de loteries aux mineurs (moins de 18 ans), en février 2000, Loto-Québec a consolidé sa démarche par des campagnes d'information et de sensibilisation auprès du grand public, par le biais de la radio, de la télévision, de ses publications et de ses terminaux, sur lesquels est affiché le visuel « 18 ans et plus ».
La Loi a prévu des infractions pour tout détaillant qui ne respecte pas la Loi interdisant la vente de produits de loteries aux mineurs (moins de 18 ans). En effet, tout détaillant qui y contrevient pourrait se voir imposer une poursuite pénale et une amende de 300 $ à 2000 $ et en cas de récidive une amende de 600 $ à 6000 $.
De plus, Loto-Québec a adopté des mesures administratives pour renforcer la Loi :
Tout adulte, qui a de bonnes raisons de croire qu'un détaillant vend de la loterie à une personne de moins de 18 ans, peut adresser en tout temps une plainte à Loto-Québec. À la réception de cette plainte, Loto-Québec mène une enquête pour s'assurer du bien-fondé de celle-ci.
Si, après enquête, cette plainte est fondée, Loto-Québec avise le détaillant concerné :
| – | 1re visite d’un client-mystère majeur : en cas de manquement, envoi d’une lettre annonçant la tenue d’une formation en magasin; |
| – | 2e visite d’un client-mystère majeur : en cas de manquement, avis formel remis au détaillant; |
| – | 3e visite d’un client-mystère mineur : en cas de manquement, suspension du droit de vente pour une période de 15 jours; |
| – | 4e visite d’un client-mystère mineur : en cas de manquement, suspension du droit de vente pour une période de 30 jours; |
| – | 5e visite d’un client-mystère mineur : en cas de manquement, suspension du droit de vente pour une période de un an. |
Loto-Québec a mis sur pied, en 2002, un programme de visite chez les détaillants afin d'appuyer l'application de la Loi interdisant la vente de produits de loterie aux mineurs. Ce programme s'intitule « Ici, on carte ».


Les contributions de Loto-Québec au ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) et à la Régie des alcools, des courses et des jeux (RACJ) se répartissent comme suit :
| 2002-2003 | 2003-2004 | 2004-2005 | 2005-2006 | 2006-2007 | 2007-2008 | ||||||||||||
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Au cours des six dernières années, la Société a consacré plus de 155,6 millions de dollars pour combattre le jeu excessif, 25 millions de dollars uniquement en 2007-2008.
Pour les seules six dernières années financières, Loto-Québec a alloué 135 millions de dollars aux programmes d'aide aux joueurs excessifs, administrés par le ministère de la Santé et des Services sociaux et à la gestion des activités de contrôle d'accès aux appareils de loterie vidéo, gérée par la Régie des alcools, des courses et des jeux. De plus, pour la même période, Loto-Québec a versé 20,6 millions de dollars à la Fondation Mise sur toi pour la réalisation de programmes liés à la promotion du jeu responsable, ainsi que pour la mise en place et l’amélioration continue d’outils de prévention au sein même des opérations de jeu de la Société. Ainsi, les sommes consenties par Loto-Québec à la lutte au jeu excessif totalisent plus de 155,6 millions de dollars, du 1er avril 2002 au 31 mars 2008.
Ces contributions font du Québec l’un des endroits au monde où l’on consacre le plus d'argent à la problématique du jeu excessif.


Grâce au versement annuel de 22 millions de dollars, effectué par Loto-Québec au ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS), les citoyens ayant un problème relié au jeu ont maintenant accès à un service gratuit dans une centaine de centres d'aide répartis à travers le Québec.
La liste des centres d'aide est disponible dans la section Jeu responsable du site de Loto-Québec.


En 1997, Loto-Québec a accordé une subvention pour le démarrage du Centre québécois d'excellence pour la prévention et le traitement du jeu pathologique, affilié à l'Université Laval, soit un appui annuel de 500 000 $ durant 5 ans.
En 2000, Loto-Québec s'est impliquée financièrement dans la création du Centre international d'étude sur le jeu et les comportements à risque chez les jeunes, affilié à l'Université McGill, soit un appui annuel de 500 000 $ durant 5 ans.
Ayant acquis au fil des ans une solide réputation internationale dans le domaine de la pathologie des jeux de hasard et d'argent, ces deux centres réalisent aussi des études pour d'autres juridictions.
Ces dossiers ont été transférés en 2001 au ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS).
Mise à jour : 16 septembre 2008